Auteurs : DDASS / DRASS Aquitaine
Services Santé-Environnement
Mise à jour : 2003
LES DIFFERENTS PARTENAIRES DE LA DISTRIBUTION DE L'EAU
. La commune ou le groupement de communes
La distribution de l'eau potable est un service public communal. La responsabilité
de l'organisation de ce service appartient à la commune qui exerce
directement cette compétence ou, qui peut décider de transférer
cette compétence à un groupement de communes, un syndicat
intercommunal par exemple. La commune, ou le groupement de communes, est
le maître d'ouvrage, responsable de l'organisation du service public
de l'eau potable.
. L'exploitant
L'exploitation du service de l'eau potable peut être assurée,
directement en régie par la commune, ou par le groupement de communes.
L'exploitation peut aussi être confiée à une entreprise
privée par un contrat de délégation de service public
avec la commune, ou le groupement de communes, maître d'ouvrage
du service. L'exploitant est le responsable direct de la qualité
de l'eau distribuée qu'il est tenu de vérifier. L’exploitant
est aussi tenu de prendre des mesures correctives dés qu’il
a connaissance de problèmes, notamment en cas de dépassement
de normes ou de signes de dégradation de l’eau. Il informe
le maire, la DDASS et les usagers en cas de de risque ou de danger pour
la Santé. Il doit faire connaître les principaux éléments
de la qualité de l'eau avec l'une des factures de l'année
en diffusant la note de synthèse réalisée par la
DDASS.
. Les laboratoires agréés en Aquitaine
Dans le cadre de ses missions de contrôle sanitaire des eaux de
consommation humaine, la DDASS (Direction Départementale des Affaires
Sanitaires et Sociales) fait appel pour réaliser les analyses d’eau
voire certains prélèvements, à des laboratoires agréés
par le ministre en charge de la Santé Publique.
Les modalités d’agrément des laboratoires sont fixées
par le décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif
aux eaux destinées à la consommation humaine, à l’exclusion
des eaux minérales.
Véritable spécialiste de l’analyse de l’eau,
au moins un laboratoire est agréé par département
:
| Département |
Laboratoire agréé |
Coordonnées |
Dordogne
Gironde
Landes
Lot et Garonne
Pyrénées-Atlantiques |
Laboratoire départemental
des eaux
Institut Européen de
l’Environnement de Bordeaux
Laboratoire Départemental du
Conseil Général des Landes
Laboratoire du Centre
Hospitalier d’Agen
Les Laboratoires départementaux -
LD 64 |
Rue Charles Mangold
24000 PERIGUEUX
Téléphone : 05.53.35.96.85
Rue du Pr Vèzes
33000 BORDEAUX
Téléphone : 05.56.01.84.00
1 rue Marcel David – B.P. 219
40004 MONT-DE-MARSAN CEDEX
Téléphone : 05.58.06.08.08
Centre Hospitalier d’Agen
47000 AGEN
Téléphone : 05.53.69.75.11
Laboratoires Départementaux
Centre de Lagor
64 150 LAGOR
Téléphone : 05 59 60 23 85 |
. Le maire
Le maire est le garant de la salubrité publique sur le territoire
de sa commune. Cette responsabilité peut être engagée
vis à vis de la qualité des eaux desservies ou des ressources
situées sur la commune.
Le maire est tenu à l'affichage en mairie des résultats
d'analyses et de contrôle des eaux distribuées sur sa commune.
Le maire présente à son conseil municipal le rapport annuel
sur le prix et la qualité du service public de l'eau potable. Il
tient à disposition du public le rapport et l'avis du Conseil Municipal
et doit, par ailleurs, activement assurer l'information de la population
en cas de non conformité de la qualité de l'eau en tenant
compte des conseils sanitaires donnés par la DDASS.
. Le Préfet – DDASS
Le Préfet instruit les demandes d'autorisation de captage et d'adduction
de l'eau potable dont il est saisi. L'autorisation est prononcée
par arrêté préfectoral. Il veille à la cohérence
des décisions administratives pouvant avoir une incidence sur la
qualité de la ressource en eau.
Le Préfet, par ses services, la Direction Départementale
des Affaires Sanitaires et Sociales, a en charge le contrôle sanitaire
des adductions d'eau potable. Le maître d'ouvrage, l'exploitant
du service et le Maire de la commune concernée, sont informés
des résultats du contrôle (bulletins commentés, rapports
de synthèse.).
En cas de non respect durable et/ou important des exigences réglementaires
de qualité, le Préfet peut mettre en demeure le responsable
de la distribution de prendre ou de faire prendre des mesures pour informer
et protéger les utilisateurs et, faire arrêter un programme
d'amélioration.
La DDASS doit gérer, en liaison avec le laboratoire, l'exploitant
et/ou le Maire, l’interprétation au quotidien des résultats
d'analyses, les commentaires sanitaires des bulletins avant diffusion,
les conseils sanitaires, la programmation des vérifications, ainsi
que le suivi des non conformités décelées avec, si
nécessaire, les demandes de mise en œuvre des actions correctives,
le suivi de celles-ci et l’alerte de la population le cas échéant.
. L'usager
Le branchement de l'usager, la partie privative du réseau et l'usage
privé de l'eau qui est fait ne doivent pas être source de
contamination du réseau public.
Sur la base de l'information qui lui est destinée, l'usager peut
être acteur de sa protection, notamment en cas de non respect des
exigences de qualité.
. Délégation de service public
Définition
Pour mettre en place, entretenir, exploiter et gérer un service
public, la collectivité responsable de son organisation, la commune
ou le groupement de communes pour le service public de l’eau potable,
a la possibilité de déléguer tout ou partie de ce
service public à une entreprise extérieure qui se rémunère
directement auprès des usagers par une redevance qui lui est acquise.
La délégation de service public fait l’objet d’un
contrat à durée déterminée qui définit
notamment la nature des prestations, les responsabilités et les
obligations du délégataire et fixe le montant de sa rémunération.
L’attribution et le renouvellement d’un contrat de délégation
de service public obéissent à des règles particulières
de publicité et de mise en concurrence préalables.
Il existe plusieurs formes de délégation de service public
et notamment :
1- La concession
Il s'agit d'un mode de gestion dans lequel le délégataire,
appelé "concessionnaire", est chargé de réaliser
les travaux de premier établissement et d'exploiter à ses
risques et périls le service pendant une durée déterminée
et se rémunère en prélevant directement auprès
des usagers du service public une redevance fixée par contrat.
En fin de contrat, les investissements deviennent, en général,
la propriété de la collectivité.
2- L'affermage
Il s'agit d'un mode de gestion dans lequel le délégataire,
appelé "fermier", est chargé d'exploiter à
ses risques et périls un équipement en se rémunérant
directement auprès des usagers. L’affermage se distingue
de la concession par le fait que les ouvrages nécessaires sont
remis par la collectivité au fermier, celui-ci se limitant à
assurer leur maintenance ou dans certains cas, leur modernisation ou leur
extension.
3- La régie intéressée
La régie intéressée est un contrat par lequel une
collectivité publique confie à un délégataire,
appelé "régisseur", le soin d'exploiter un service
public moyennant une rémunération fixe assortie d'un intéressement
aux résultats.
4- La gérance
La gérance est un mode de gestion par lequel une collectivité
confie à un délégataire, appelé "gérant",
le soin de faire fonctionner un service public en percevant directement
les recettes d'exploitation auprès des usagers, moyennant une rémunération
forfaitaire versée par la collectivité.