Auteurs : DDASS / DRASS Aquitaine
Services Santé-Environnement
Mise à jour : janvier 2010
« Toute personne qui offre au public de l’eau en vue de
l’alimentation humaine […] est tenue de s’assurer
que cette eau est propre à la consommation » (Code de la
santé publique, article L.1321-1).
Une eau livrée à la consommation humaine est potable lorsqu'elle
n'est pas susceptible de porter atteinte à la santé de
ceux qui la consomment. La qualité de l'eau se définit
avant tout par rapport à la conformité à l'ensemble
du dispositif législatif et réglementaire qui lui est
applicable.
Les eaux de consommation
1. La distribution des
eaux de consommation
2. Les différents
partenaires de la distribution d’eau
3. Le contrôle sanitaire
de la qualité d’eau
4. L’information
au public sur la qualité de l’eau
5. La qualité des
eaux de consommation en Aquitaine
6. L'eau des puits privés
et les eaux de pluie
7. L'eau des activités
agro-alimentaires
8. La réglementation
relative aux eaux de consommation
9. Les
eaux de consommation de votre commune
1. La distribution des eaux de consommation
L’approvisionnement en eau destinée à l’alimentation
humaine est réalisé grâce à un système
conçu pour empêcher la contamination de l’eau de
la source jusqu’au robinet du consommateur. Ce système
comprend :
1- le captage d’eau et sa protection
2- le traitement de l’eau
3- le stockage de l’eau avant sa distribution
4- le réseau public de distribution
5- le réseau privé allant du compteur jusqu’au robinet
du consommateur

2. Les différents partenaires de la distribution
d’eau
En matière de desserte des populations en eau potable, plusieurs
acteurs ont des rôles complémentaires et parfois imbriqués.
Dès lors, chaque acteur engage sa propre responsabilité
dans l'exercice des compétences qui lui sont personnelles, mais
peut aussi être appelé en co-responsabilité dans
l'action des autres acteurs :
La commune ou le groupement de
communes, | L'exploitant, | Le laboratoire d'analyses | Le maire, |
Le Préfet - DDASS,| L'usager|Délégation de service
public
3. Le contrôle sanitaire de la qualité
d’eau
Le contrôle sanitaire des eaux exercé par la DDASS est
défini par le code de la santé publique (article R. 1321-15
-Cf. chapitre sur la réglementation relative aux eaux de consommation).
Le contrôle sanitaire consiste à vérifier la qualité
de l’eau tant à la ressource (captage) qu’après
le traitement, et au cours de son transport dans les canalisations vers
les abonnés sur chaque unité de distribution (partie de
réseau de distribution où la qualité de l’eau
est considérée comme homogène et qui peut regrouper
plusieurs communes).
Les échantillons d’eau prélevés sont acheminés
vers un laboratoire agréé par le ministère chargé
de la santé qui procède à leur analyse. Les résultats
sont communiqués au responsable de la distribution et au maire.
4. L’information au public sur la qualité
de l’eau
Les résultats du contrôle sanitaire exercé par la
DDASS doivent être affichés en mairie.
La DDASS fournit aux collectivités un bilan annuel de la qualité
de l’eau distribuée. Le maire présente chaque année
au conseil municipal un rapport sur la qualité et le prix de
l’eau. Ce rapport doit être mis à la disposition
du public.
Tous les abonnés au service de distribution d’eau doivent
recevoir des informations sur la qualité de l’eau qui sont
jointes à la facture.
5. La qualité des eaux de consommation
en Aquitaine
Un
bilan de la qualité des eaux de consommation a été
réalisé à l’échelle de la région
Aquitaine : il porte sur plusieurs paramètres essentiels de la
qualité de l’eau.
En ce qui concerne la qualité de l’eau, pour chaque paramètre
ci-dessous, figurent :
- des généralités sur les causes possibles de la
présence dans l’eau du paramètre
- ses effets connus sur la santé
- les normes ou exigences de qualité
- les remèdes possibles ou traitement de l’eau
- la carte régionale de la qualité de l’eau (année
2008)
- des statistiques par département
Les paramètres (microbiologie, pesticides) font notamment l’objet
d’une évaluation annuelle en tant qu’indicateurs
de suivi des performances.
Les eaux de consommation de votre commune
Accéder
aux dernières analyses réalisées sur les réseaux
de distribution
6. L'eau des puits privés et les eaux
de pluie
Les puits privés ont parfois servi, par le passé, à
l’alimentation en eau des habitations. Faute d’une protection
satisfaisante, ils n’offrent plus les garanties sanitaires suffisantes
et leur eau doit être, a priori, considérée comme
non potable.
En application du Règlement Sanitaire Départemental, dès
lors qu’il est techniquement possible, le raccordement au réseau
public d’adduction en eau potable est une obligation.
En l’absence d’une distribution publique d’eau potable,
l’usage de l’eau des puits ou sources privés n’est
autorisé que si l’eau est potable et si toutes les précautions
sont prises pour la mettre à l’abri de toutes contaminations.
L’utilisation d’eau prélevée dans le milieu
naturel à l’usage personnel d’une famille est soumise
à déclaration sanitaire auprès de la D.D.A.S.S..
Le dossier de déclaration doit contenir :
- Les caractéristiques du forage débit,
profondeur.
- Les résultats d’une analyse de l’eau
effectuée par un laboratoire agréé pour les analyses
d’eau destinée à la consommation humaine.
Toute interconnexion directe ou indirecte entre une ressource privée
et le réseau public d’adduction d’eau destinée
à la consommation humaine est interdite.
Une autorisation préfectorale
Dans toute location de logement, d’habitation, dans toute adduction
collective ou dans tout établissement recevant du public, distribuant
ou fabriquant des produits alimentaires, l’eau doit provenir d’une
ressource en eau autorisée. Dans ces cas, en l’absence
d’une distribution publique d’eau potable, l’usage
de l’eau des puits ou sources privés est soumis à
autorisation préfectorale. Le dossier de demande d’autorisation
à constituer doit comprendre les pièces fixées
par l’arrêté du 26 juillet 2002 et est à déposer
auprès du préfet ( D.D.A.S.S.).
En ce qui concerne la
récupération des eaux de pluie , voir les conseils
pour sa mise en œuvre.
7. L'eau des activités agro-alimentaires
Dans les entreprises agro-alimentaires , sont considérées
comme eaux destinées à la consommation humaine, les eaux
utilisées à des fins de fabrication (y compris le lavage
du matériel en contact avec le produit), de traitement, de conservation
ou de mise sur le marché de produits ou substances destinés
à être consommés par l’homme et qui peuvent
affecter la salubrité de la denrée alimentaire finale.
A ce titre, elles doivent satisfaire aux exigences de qualité
définies par la réglementation, y compris lorsque l’eau
utilisée dans l’entreprise provient d’une ressource
privée.
En outre, l’utilisation d’une eau autre que celle du réseau
public dans les entreprises, à des fins alimentaires, nécessite,
préalablement une autorisation préfectorale après
avis du Conseil Départemental d’Hygiène.
Une autorisation préfectorale
Il convient d’établir un dossier de demande d’autorisation
préfectorale tel que prévu à l’article 5
du décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif
aux eaux destinées à la consommation humaine. Le dossier
de demande d’autorisation à constituer doit comprendre
les pièces fixées par l’arrêté du 26
juillet 2002 et est à déposer auprès du préfet
( D.D.A.S.S.).
8. La réglementation relative aux eaux
de consommation
La qualité des eaux d'alimentation est une responsabilité
d'ordre public.
La qualité de l'eau livrée aux usagers est une préoccupation
ancienne de Santé Publique qui concerne de multiples acteurs
et se situe au cœur de divers enjeux imbriqués.
Dans un souci d'abord de prévoyance, puis de prévention
et aujourd'hui de précaution, la qualité de l'eau a été
encadrée par un système réglementaire en perpétuelle
évolution, en liaison avec l'amélioration des connaissances.
- réglementation Française
- réglementation Européenne
- autres références
(OMS, Canada, Australie, USA..)
La Réglementation Française
- Textes généraux
-
-
Arrêté du 11 janvier 2007 relatif
au programme de prélèvements et d’analyses du
contrôle sanitaire pour les eaux fournies par un réseau
de distribution, pris en application des articles R.1321-10, R. 1321-15
et R. 1321-16 di code de la santé publique
-
Arrêté du 11 janvier 2007 relatif
aux limites et références de qualité des eaux
brutes et des eaux destinées à la consommation humaine
mentionnées aux articles R. 1321-2, R. 1321-3, R. 1321-7 et
R. 1321-38 du code de la santé publique
-
Arrêté du 11 janvier 2007 relatif
au programme de prélèvements et d’analyses du
contrôle sanitaire pour els eaux utilisées dans les entreprises
alimentaires ne provenant pas du réseau public de distribution
pris en application des articles R.1321-10, R. 1321-15 et R. 1321-16
di code de la santé publique
-
- Information des consommateurs
- Laboratoires agréés
- Article
R.1321-21 du code de la santé publique (transcription de
la directive n°98/83/CE)
- Arrêté du 24 janvier 2005 modifié relatif aux
conditions d’agrément des laboratoires pour la réalisation
des prélèvements et des analyses du contrôle sanitaire
des eaux
- Arrêté du 9 juillet 2008 fixant la liste des laboratoires
agréés par le ministère chargé de la santé
pour la réalisation des prélèvements et des analyses
du contrôle sanitaire des eaux
- Produits et procédés de traitement
autorisés
- Documents de synthèse, avis, commentaires
La Réglementation Européenne
-
-
Directive 2000/60/CE du parlement européen
et du conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour
une politique communautaire dans le domaine de l'eau
-
Directive 79/689/CEE du Conseil, du 9 octobre 1979,
relative aux méthodes de mesure et à la fréquence
des échantillonnages et de l'analyse des eaux superficielles
destinées à la production d'eau alimentaire dans les
états membres Eur-Lex (version consolidée)
-
Directive 75/440/CEE du Conseil, du 16 juin 1975,
concernant la qualité requise des eaux superficielles destinées
à la production d'eau alimentaire dans les États membres
-
Autres références de qualité des eaux de
consommation
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